Walbourg
Le moine de l’abbaye Ste Walburge
Chaque lieu historique a sa légende qui est transmise de génération en génération. L’abbaye bénédictine de Walbourg a la sienne et mérite d’être relatée. Père Anselme était moine à l’Abbaye de Walbourg. Un jour, il médita dans le jardin du monastère les paroles du Psaume :
Car mille ans sont à tes yeux
Comme le jour d’hier qui passe,
Comme une veille dans la nuit.
Il entendit un magnifique oiseau chanter si merveilleusement qu’il le suivit jusque dans la Forêt Sainte. Là, l’oiseau cessa de chanter et disparut dans la ramure d’un chêne majestueux. Le moine crut lui avoir prêté l’oreille durant une heure seulement. Pourtant sur le chemin du retour la forêt et les champs lui apparurent totalement changés.
Un frère inconnu l’accueillit à la porte du monastère. Personne ne le reconnut, ni put le renseigner sur ses confrères.
Seul, le père Bruno, le très vieil archiviste, se souvint que dans la chronique de l’abbaye il y avait mention de la mystérieuse disparition d’un moine dénommé Anselme. Il amena le registre poussiéreux et indiqua à l’étranger qu’il avait quitté le monastère il y a cent ans. Soudainement Anselme se recroquevilla sur lui-même, une barbe toute grise recouvrit sa poitrine et mourant il s’affaissa en balbutiant ces dernières paroles : Mieux vaut un jour en ta demeure 0 Seigneur, que mille ailleurs. Cette légende fut rapportée la première fois en 1928 dans le « Calendrier Ste Odile » par le curé Joseph HERBER originaire de LAUBACH.
Extrait de :
« Vom alten ST. WALBURG zum heutigen WALBOURG » Aloïse WASSMER et du site internet de la Commune de Walbourg Hinterfeld !


